Des espaces fraternels, des évènements culturels et des temps spirituels

La Maison diocésaine Saint-Sixte à Reims est le lieu d’accueil du diocèse de Reims et des Ardennes. Située sur la Voie des sacres, entre la Cathédrale Notre-Dame et la Basilique Saint-Rémi, la Maison est au cœur de la cité. A la fois centre culturel et lieu de ressources spirituelles, elle fait partie des lieux insolites et incontournables de la ville de Reims.

LA VOCATION DE LA MAISON

La maison est diocésaine : elle accueille les équipes des différentes pastorales, les mouvements et les services du diocèse. Elle est un lieu de travail.

La maison est ouverte à tous : elle propose un hébergement, une restauration, la mise à disposition de salles de réunions (de 5 à 300 personnes), des espaces de réception et d’exposition.

La maison est dynamique : elle répond aux initiatives de l’Eglise catholique de Reims mais répond également aux acteurs du monde associatif, du spectacle et de la culture.

Enfin, à travers ses activités, la maison permet de créer du lien, de cultiver la relation et peut être de rencontrer l’inattendu !

Soyez les bienvenus !

QUELQUES REPÈRES HISTORIQUES : DU SÉMINAIRE A LA MAISON DIOCÉSAINE

Un héritage historique

En 1564, juste après le Concile de Trente, le cardinal Charles de Lorraine, archevêque de Reims, fonde le Séminaire de Reims, premier séminaire du Royaume de France : il s’installe au Mont-Dieu, rue du Barbâtre. Puis de 1588 à 1685, le cardinal Louis de Lorraine transfère le séminaire à proximité du collège des Bons Enfants, avant de le construire finalement dans l’enceinte-même de ce collège.
Après la Révolution, il occupe l’abbaye bénédictine Saint-Rémi, actuel Musée Saint-Rémi, puis dès 1820, l’abbaye augustinienne Saint-Denis située rue Chanzy, aujourd’hui musée des Beaux-Arts.

A la rupture du Concordat, avec la Séparation des Églises et de l’État en 1905, le séminaire s’installe à la Congrégation Notre-Dame.

En 1918, Reims est une ville en ruine. Au cours de la reconstruction, la ville perce la rue Herduin qui n’existe pas encore. Le Diocèse de Reims rachète alors aux Frères des Écoles Chrétiennes le terrain de l’École Catholique des Arts et Métiers.

Et en attendant la construction du nouveau séminaire, il est hébergé par les Frères dans l’actuel Lycée du Sacré-Cœur. Les importants travaux, dirigés par l’architecte Duroy-Lamy, permis par le don exceptionnel d’un mécène, s’étalent de 1924 à 1927, sous l’épiscopat de son Éminence le cardinal Luçon. Cette grande bâtisse suit un plan monastique, c’est à dire trois ailes en carré que ferme une chapelle, le tout desservi par un cloître.

Mais déjà, vers 1960, le nombre de séminaristes diminue. Une partie des locaux accueille désormais d’autres groupes.

En 1990, Mgr Jean Balland engage une restructuration de l’immobilier de l’Église à Reims : c’est ainsi qu’en 1993, le Grand Séminaire, devenu Séminaire de la Province (des régions Champagne et Picardie, rassemblant 7 diocèses) conserve une aile. L’autre partie du bâtiment est réorganisée sous la direction de l’architecte Ledoux pour devenir la Maison diocésaine Saint-Sixte actuelle qui regroupe les principaux services diocésains. Peu après, en 1996, la maison est marquée par le passage du Saint-Père Jean-Paul II, à l’occasion de son voyage en France pour le quinzième centenaire du baptême de Clovis.

En 2006, faute de vocations, le séminaire ferme.

En 2008, Mgr Thierry Jordan fait appel à la Communauté du Chemin Neuf pour animer un foyer d’étudiants qui accueille jusque 30 étudiants par an.

Un héritage littéraire

Au cours des travaux entrepris en 1993, Mr Ledoux, architecte en charge de la réorganisation, réalise deux niveaux dans la chapelle : c’est ainsi que le rez-de-chaussée est réservé à la Bibliothèque diocésaine, riche de 60.000 livres. Il faut noter qu’après la Séparation des Églises et de l’État, la collection la plus ancienne est confiée à la Bibliothèque Carnegie où elle est conservée dans de très bonnes conditions. Toutefois, on peut encore consulter à la Bibliothèque diocésaine des ouvrages des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, comme la Bible Polyglotte d’Antoine Vitre (1645), des manuscrits concernant le règlement des séminaires « Saint-Sulpice », la Constitution Civile du Clergé, etc.

Le chercheur aura aussi à sa disposition une riche collection de dictionnaires, tel le Grand dictionnaire historique de Louis Moreri (1737) et tout autre ouvrage de science religieuse, de théologie, d’histoire de l’Église, de spiritualité ainsi naturellement qu’un fonds régional. Le chœur de la chapelle est devenu de nos jours une très agréable salle de lecture.

Un héritage artistique

Quant au niveau supérieur de la chapelle, il devient alors la salle Sorbon pouvant accueillir 300 personnes. La salle conserve les vitraux créés par Jacques Simon au cours des années 1930.

En effet, tandis qu’il restaure la grande rose de la cathédrale, celle du chevet nord, et qu’il recrée celle du chevet sud, le maître verrier rémois prend le temps de composer cette série originale de quatorze vitraux qui évoquent les saints fondateurs de l’Église de Reims et des Ardennes. Au centre de chaque vitrail, un dessin novateur et des couleurs lumineuses mettent en valeur un personnage, dont un épisode marquant de la vie est relaté dans le registre inférieur. Le registre supérieur du vitrail est un rappel mystique ou biblique. Cette série, complétée par cinq vitraux, deux consacrés à la Vierge Marie et trois au sacerdoce, est une œuvre importante dans le renouveau de l’art du vitrail.

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *